La prochaine construction de porte-avions pourrait comprendre dans l’assemblage une propulsion nucléaire, selon la China Shipbuilding Industry Corporation (CSIC).

Cette entreprise d’Etat, consacré à la défense nationale a annoncé dans un communiqué sa volonté  « d’accélérer le processus d’avancées technologiques fondamentales pour les porte-avions à propulsion nucléaire, les sous-marins nucléaires de nouveau type, les sous-marins silencieux, les systèmes robotisés intelligents de confrontation maritime, les systèmes maritimes offensifs et défensifs tridimensionnels et les systèmes complets d’information électronique pour la guerre navale ».

CSIC a évoqué ouvertement pour la première fois la construction de porte-avions à propulsion nucléaire. D’après certains experts militaires, la Chine aurait accompli des progrès dans le domaine de la Recherche et du Développement sur les porte-avions à propulsion nucléaire.

« Je pense que nous pouvons dire que la Chine a réalisé des avancées fondamentales dans la mise en application de l’énergie nucléaire sur les grands navires », a expliqué Li Jie, expert naval basé à Beijing,  à l’agence de presse Xinhua.

Le PDG de la CSIC, Hu Wenming, avait sous-entendu lors d’un discours prononcé en novembre 2017 sur le site de construction de la Dalian Shipbuilding Industry Company (DSIC), que le pays était capable de concevoir et de construire tout type de porte-avions.

« Le discours de Hu Wenming indique que la Chine est capable de construire des porte-avions propulsés par diesel, gaz naturel ou énergie nucléaire. Le pays maîtrise toutes les technologies fondamentales, incluant les technologies de lancement par tremplin et par catapulte », a précisé Li Jie.

« A l’avenir, les intérêts nationaux de la Chine continueront de s’étendre à l’étranger. Sans une flotte de navires larges à propulsion nucléaire, la marine chinoise ne peut pas naviguer longtemps vers des eaux lointaines », ajoute-t-il.

Les porte-avions propulsés par une énergie conventionnelle nécessitent d’être accompagnés par des navires de ravitaillement, devant être ravitaillés dans des ports ou des bases à l’étranger.

La Chine possède le Liaoning, et un second bâtiment du Type-001A, premier à avoir été entièrement construit en Chine, lancé en avril 2017. Les médias ont annoncé la construction d’un troisième porte-avions, le Type-002. « Chaque porte-avions réalise des avancées fondamentales. Le deuxième  a permis d’absorber et de consolider les technologies du premier. Le troisième a obtenu la capacité d’utiliser un système de lancement électromagnétique des avions à partir du système conventionnel de lancement par tremplin. Le quatrième pourrait connaître des avancées fondamentales dans le domaine de la propulsion », a précisé l’expert naval.

D’ailleurs, le troisième porte-avions devrait posséder des chaufferies nucléaires, qui ne devraient pas poser de problèmes insurmontables aux ingénieurs chinois. Cette information, non confirmée par les autorités, confirme l’ambition du président Xi Jinping, d’assurer que l’Armée populaire de libération possède une « classe mondiale d’ici le milieu du siècle ».

Jusqu’à présent, la Chine construisait des bâtiments uniquement pour défendre son territoire maritime contre une éventuelle invasion. Mais depuis plusieurs années, le gouvernement développe une stratégie « d’opérations dans les mers lointaines », destinée à protéger les voies d’approvisionnement en matières premières et en pétrole du pays.