«Le soi-disant Tribunal ouïgour de Londres n’est ni légal, ni crédible, constituant plutôt une nouvelle farce anti-Chine concoctée par quelques individus qui veulent utiliser la question du Xinjiang pour entraver la Chine», a estimé l’ambassade de Chine au Royaume-Uni.

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La Chine, via son ambassade, s’est dite résolument opposée à cette structure. Ce «tribunal» dit vouloir collecter des preuves sur le « génocide » que la Chine commettrait dans cette région autonome du nord-ouest du pays, a souligné le communiqué de l’ambassade de Chine au Royaume-Uni, le 8 juin.

«Il n’est pas un organe juridique, comme le laisserait entendre sa dénomination», a dénoncé l’ambassade de Chine à Londres, notant qu’il était composé de personnes «ayant des arrière-pensées et n’exerçant aucune sorte d’autorité».

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« Ce pseudo tribunal rassemble un groupe d’individus qui gagnent leur vie en diabolisant la Chine », a poursuivi le communiqué en notant qu’il était financé par le Congrès mondial ouïgour, une organisation séparatiste.

Parmi les soi-disant « experts » et « témoins » figurent Adrian Zenz, qui répand de longue date des mensonges sur le Xinjiang, ainsi que des « acteurs » dont on a vu qu’ils fabriquaient habituellement toutes sortes d’histoires de « persécution » qui n’ont jamais existé, a ajouté l’ambassade.

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Pour l’ambassade de Chine au Royaume-Uni, il semble que le « président » de ce tribunal, Geoffrey Nice, soit un agent britannique connu pour déposer des plaintes sans fondement et qui entretient des liens étroits avec diverses forces anti-Chine.  

Fin mai, Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a indiqué que ce «tribunal ouïgour, créé par les forces et les groupes anti-chinois, est une fabrique de mensonges qui vise à salir la région autonome ouïgoure du Xinjiang et s’immiscer dans les affaires intérieures de la Chine».  

Selon des médias, le « tribunal ouïgour », créé par les forces anti-chinoises en collusion avec le « Congrès ouïgour mondial » et d’autres organisations du « Turkestan oriental », tente de tenir une « audience » sur les allégations de « génocide » dans la région.

Zhao Lijian a estimé que le «tribunal ne représentait pas la population ouïgoure», et qu’il «n’était pas du tout un tribunal», mais «une machine à fabriquer des mensonges pour attaquer et salir le Xinjiang et interférer dans les affaires intérieures de la Chine dans le but ultime de diviser le Xinjiang afin de réprimer la Chine».

Ce dernier a indiqué que le «Tribunal ouïgour n’a aucune base juridique», ajoutant qu’il n’avait «aucun droit de tenir des audiences et qu’il piétinait le droit international et insultait la mémoire de toutes les victimes du génocide à travers l’histoire».

«Ce soi-disant tribunal ouïgour a adopté la position de la présomption de culpabilité, puis a falsifié des preuves et rassemblé des soi-disant témoins parmi ceux qui s’avèrent n’être que quelques militants anti-chinois menteurs», a expliqué le porte-parole.

«Nous l’avons dénoncé à plusieurs reprises», a assuré Zhao Lijian, ajoutant que «les mensonges ne deviendront jamais des vérités, même s’ils sont répétés des milliers de fois», ajoutant que «le développement stable et la prospérité du Xinjiang et le fait que les habitants du Xinjiang mènent une vie heureuse ne changeraient jamais».