L’ambassadeur de Chine au Canada, Lu Shaye, a accusé le 9 janvier Ottawa et ses alliés de faire preuve «d’égoïsme occidental et de suprémacisme blanc», après la demande la libération immédiate de deux Canadiens détenus par Beijing.

Dans une tribune au quotidien The Hill Times, l’ambassadeur de Chine, Lu Shaye, a pris à partie le Canada pour l’arrestation le 1er décembre de Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, qu’il a qualifiée de «sans fondement».

Dix jours plus tard, Beijing a arrêté deux Canadiens, l’ex-diplomate Michael Kovrig et le consultant Michael Spavor pour des activités «menaçant la sécurité nationale». Le gouvernement chinois assure que leurs arrestations ne sont pas liées à celle de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou.

Mais pour de nombreux observateurs, il s’agit d’une mesure de rétorsion de la Chine, toujours en colère de l’interpellation par le Canada de la fille du fondateur de Huawei.

«Il est compréhensible que ces Canadiens se soucient de leurs propres citoyens. Mais ont-ils manifesté de l’inquiétude ou de la sympathie pour Meng (Wanzhou) après sa détention illégale et sa privation de liberté?», a écrit l’ambassadeur dans le journal d’Ottawa.

«Il semble que, pour certaines personnes, seuls les citoyens canadiens devraient être traités de manière humanitaire et leur liberté jugée précieuse, alors que les Chinois ne le méritent pas», a-t-il ajouté.

«La raison pour laquelle certaines personnes sont habituées à faire deux poids, deux mesures avec arrogance, est due à l’égoïsme occidental et au suprémacisme blanc», a-t-il dénoncé.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président américain Donald Trump ont dénoncé «la détention arbitraire» de Michael Kovrig et Michael Spavor.

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