Le Bureau du Commissaire aux affaires étrangères à Hong Kong a « réfuté la justification des leaders des émeutes de Hong Kong par des politiciens occidentaux, estimant que cette rhétorique révélait leur complicité avec les émeutiers, qui ont semé le chaos dans la ville ».

« Si les responsables politiques occidentaux respectent réellement l’état de droit à Hong Kong, ils devraient soutenir le gouvernement et la police de Hong Kong, qui ont puni les émeutiers ayant enfreint les lois locales et nui fortement à l’économie de la ville, ainsi qu’à la vie de la population locale. Dans le cas contraire, ils ne feraient qu’appliquer une politique biaisée », ont déclaré les responsables du bureau dans un communiqué.

L’arrestation par la police hongkongaise de suspects, ayant organisé et participé à des rassemblements non autorisés, est « une mesure d’application de la loi, qui vise à préserver l’état de droit à Hong Kong ».

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« A travers cette mesure, le gouvernement de Hong Kong applique son pouvoir mandaté par la Loi fondamentale et aucun pays étranger n’a le droit d’interférer », a indiqué le communiqué publié dimanche dernier sur le site officiel du Bureau.

«Certains politiciens américains ont ignoré les faits, déformé la Déclaration conjointe sino-britannique et exonéré les personnes perturbant Hong Kong des sanctions sous couvert d’une soi-disant transparence, de l’état de droit et du haut degré d’autonomie».

« Ces mesures ont révélé la complicité des politiciens avec les suspects, qui feront certainement l’objet d’une dénonciation conjointe de la part de la communauté internationale ».

Un des porte-parolse du bureau a appelé les politiciens américains à adhérer au principe fondamental des relations internationales et d’arrêter d’interférer dans les affaires de Hong Kong, soulignant que la ville était gouvernée par le droit et que personne ne devait se sentir au-dessus des lois.

Dans une déclaration, le Procureur général des Etats-Unis, William Barr, avait qualifié ces arrestations de «dernier assaut sur l’état de droit et la liberté du peuple de Hong Kong».

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Le Bureau britannique des affaires étrangères a également critiqué les arrestations, affirmant que «le droit de manifester pacifiquement est fondamental au mode de vie de Hong Kong et, en tant que tel, est protégé à la fois dans la Déclaration conjointe et la Loi fondamentale».

«S’ils respectent réellement le droit hongkongais, les politiciens occidentaux ne devraient pas excuser ces suspects, car les émeutes qu’ils ont organisées et soutenues ont nui gravement à l’ordre social de Hong Kong, à la vie de la population locale ainsi qu’à l’économie locale», a expliqué à l’agence de presse, Xinhua, Tian Feilong, professeur associé et spécialiste des études sur Hong Kong à l’Université Beihang à Beijing.

« Les responsables politiques occidentaux font également preuve de deux poids et deux mesures vis-à-vis des patriotes et des soi-disant défenseurs de la démocratie dans les affaires hongkongaises, mais personne ne devrait se placer au-dessus des lois», a ajouté ce dernier.

selon Tian Feilong, ces arrestations visent à restaurer l’autorité du Legco et de Beijing, ainsi que protéger les intérêts économiques et financiers. Pour certains analystes, les arrestations des militants pro-démocratie visent à « tuer dans l’œuf le terrorisme local ».