Face à l’escalade des tensions entre Washington et Beijing, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a proposé «une plateforme pour dialoguer» afin d’éviter une guerre commerciale qui serait préjudiciable à l’économie mondiale.

«Les pays devraient travailler ensemble pour résoudre leurs différends sans avoir recours à des mesures exceptionnelles», a estimé Christine Lagarde, qui a proposé «une plateforme pour le dialogue et pour une meilleure coopération».

Cette dernière a souhaité «offrir une instance de dialogue, paisible, technique, alimentée par nos analyses et nos travaux pour les décideurs économiques notamment les ministres des Finances».

Christine Lagarde a également estimé que les 189 Etats membres du FMI avaient tous intérêt à ce que le commerce fonctionne : «le commerce ne fait pas partie des compétences du FMI mais celui-ci s’en empare pour mentionner les risques qui pèsent sur la croissance mondiale».

De son côté, le commissaire européen Pierre Moscovici, a indiqué que «mon sentiment est que, petit à petit, la conscience des dégâts d’une guerre commerciale apparaît et que le dialogue reprend. Je souhaite que ces réunions du FMI soient marquées par cet esprit».

Christine Lagarde a fait part de ses inquiétudes lors d’une réunion entre le FMI et la Banque mondiale. Elle  a rappelé aux responsables de la finance internationale présents à cette réunion que les conflits commerciaux entre les deux principales économies mondiales causeraient une érosion inestimable de la confiance des entreprises.

«Il est plus difficile de mesurer cette perte de confiance. Lorsque les investisseurs ne connaissent pas les termes auxquels ils vont échanger, ils sont réticents à investir. Les investissements et le commerce sont les moteurs de la croissance, pourquoi les endommager?» a demandé cette dernière.

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