La phase d’essais cliniques d’un potentiel vaccin chinois contre le Covid-19 d’un laboratoire a été lancé le 10 septembre au Pérou auprès de 3000 volontaires.

Le vaccin du groupe chinois Sinopharm est inoculé par injection intramusculaire au bras des volontaires âgés de 18 à 75 ans qui ne devaient pas avoir déjà contracté le nouveau coronavirus.

Un second groupe de 3000 volontaires recevra le vaccin en octobre, car le nombre de candidats a dépassé les attentes. En effet, 9000 volontaires se sont enregistrés en moins de trois heures.

Lire aussi : Essais cliniques de phase 3 de vaccins contre le Covid-19

Deux souches du virus et un placebo seront inoculés de manière aléatoire aux volontaires, répartis en trois groupes: 2000 recevront la souche dite «Wuhan», 2000 la souche dite «Beijing» et les 2000 autres recevront un placebo.

Une mission scientifique chinoise d’une trentaine de personnes est chargée de coordonner le projet de Sinopharm. Les résultats sont attendus avant décembre 2020.

Le président péruvien, Martin Vizcarra, avait annoncé que son gouvernement s’engageait à coordonner la participation aux essais cliniques des vaccins chinois, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Allemagne.

Le Pérou compte le taux le plus élevé au monde de morts rapporté au nombre d’habitants, avec 91 décès pour 100 000 habitants, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

Au 9 septembre, le Pérou déplorait plus de 32 000 décès dus au Covid-19. Le 10 septembre, le Pérou a franchi le seuil des 700 000 contaminations, selon le ministère de la Santé, avec officiellement 702 776 cas enregistrés.

Le nombre de morts a atteint les 30 236 avec 113 nouveaux décès répertoriés lors des dernières 24 heures, soit le chiffre le plus bas depuis le 8 juin, a précisé le ministère.