« L’île de Xisha et l’île de Nansha font partie de la Chine, et toute tentative de nier la souveraineté et les droits de la Chine dans la mer de Chine méridionale est invalide et vouée à l’échec », a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères.

Depuis mars, la mission permanente du Vietnam auprès des Nations Unies a soumis des notes réitérant sa souveraineté sur les îles Xisha et Nansha, en mer de Chine orientale et reniant la souveraineté et les droits de la Chine dans la mer de Chine méridionale, a expliqué le journal Global Times.

« La Chine s’y oppose fermement et a fait des déclarations solennelles au Vietnam », a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère, lors d’une conférence de presse régulière.

Pour ce dernier, le Vietnam a fait des « réclamations illégales » auprès de l’Organisation des Nations Unies, accusant la Chine d’avoir violé ses « droits de souveraineté et de juridiction » sur la mer de Chine méridionale.

Le 19 avril, le pays d’Asie du Sud-Est a également protesté contre la création par la Chine de deux districts, le district de Xisha et le district de Nansha, à Sansha, dans la province de Hainan, dans le sud de la Chine, au nom des problèmes de souveraineté.

En effet, d’après Le Courrier du Vietnam, « aussi absurde que cela puisse paraître, son ministère de l’Administration civile a décidé que le siège du district de Xisha se situera sur l’île de Phu Lâm (Woody island), relevant de l’archipel de Hoàng Sa du Vietnam et celui du district de Nansha sur le récif Chu Thâp (Fiery Cross Reef) relevant de l’archipel de Truong Sa du Vietnam. En l’état de la situation, cette décision est parfaitement inopérante puisque ces deux archipels appartiennent au Vietnam ».

De son côté, la Chine aussi revendique la souveraineté et les droits de juridiction « dans les parties pertinentes de la mer de Chine méridionale conformément aux lois internationales qui incluent la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, et les îles Xisha et Nansha sont des parties inhérentes de la Chine », a déclaré Geng Shuang.

« La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté, ses droits et ses intérêts en mer de Chine méridionale », a assuré ce dernier. Pour Hoàng Ngoc Giao, directeur de l’Institut de recherche sur les politiques, la loi et le développement, souligne : « La Chine prétend respecter le droit international. Il n’en est rien. Ses agissements l’ont discrédité et continuent de la discréditer sur la scène internationale ».

« Chaque pays, qu’il soit petit ou grand, devrait se conformer au droit international. Respecter la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, dont la Chine est signataire, est le moindre des engagements que le Vietnam et la communauté internationale puissent attendre de la Chine. Plutôt que de persister à enfreindre le droit international et à raviver les tensions dans la région, la Chine devrait se montrer plus responsable », a écrit le Courrier du Vietnam.