Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à son arrivée à Pyongyang, le 2 mai 2018, une première depuis 11 ans, à l’heure où la Chine et la Corée du nord renforcent leurs liens.

Cette visite de deux jours intervient après un commet historique entre les deux Corée, et à quelques semaines d’une rencontre sans précédent entre le leader nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump.

Wang Yi devait rencontrer son homologue nord-coréen Ri Yong Ho, qu’il a déjà rencontré début avril à Beijing, quelques jours après la visite en Chine du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Ce dernier effectuait alors son premier déplacement à l’étranger depuis son arrivée au pouvoir fin 2011, et avait rencontré le président chinois Xi Jinping.

Wang Yi est le premier ministre chinois des affaires étrangères à se rendre en Corée du Nord depuis 2007, et l’ancien Premier ministre chinois Wen Jiabao avait lui effectué une visite à Pyongyang en 2009.

La Chine est le principal soutien diplomatique et économique de la Corée du Nord, mais irritée par les essais nucléaires nord-coréens, elle a appliqué les sanctions économiques des Nations Unies, destinées à freiner les programmes balistique et atomique de Pyongyang.

 

La Chine a ainsi chaudement salué la spectaculaire rencontre de vendredi entre Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in, louant « leur courage » et jugeant « historique » leur poignée de main sur la ligne de démarcation divisant la péninsule.

Les dirigeants des deux Corées se sont engagés à travailler conjointement vers une dénucléarisation de la péninsule. Toutefois, Beijing ne tient pas à être écarté de ce dossier. Plusieurs  analystes ont indiqué que le gouvernement chinois est inquiet de la perspective d’un accord Pyongyang-Washington, contre lui.

Wang Yi en Corée du nord, la Chine sera-t-elle écartée ?