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Hong Kong,RÉGIONS SPÉCIALES

Carrie Lam admet ses torts mais ne change pas de positionnement

La cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, a fait son mea culpa mais ne cédera aucune concession, en dépit de la défaite des candidats pro-Beijing lors des élections du 24 novembre à Hong Kong.

Les résultats montrent une forte contestation contre le gouvernement local actuel, a reconnu Carrie Lam. Cependant, elle n’a cependant fait aucune concession pour tenter d’enrayer la crise politique que traverse l’île depuis sa rétrocession à la Chine en 1997.

En effet, la mobilisation a débuté en juin contre un projet de loi autorisant l’extradition vers la Chine continentale des ressortissants hongkongais. Le texte a été abandonné en septembre, mais trop tard pour certains, car les revendications se sont élargies et les affrontements entre police et manifestants sont devenus de plus en plus violents.

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La dirigeante hongkongaise a exacerbé la colère des manifestants depuis juin. Raison pour laquelle elle s’est engagée ce 26 novembre à « améliorer la gouvernance » de l’exécutif, car elle reconnaît que ces élections révélent « les lacunes du gouvernement, notamment le mécontentement quant au temps mis pour gérer l’instabilité actuelle et, bien sûr, pour mettre fin à la violence ».

Les candidats pro-démocratie ont remporté 388 des 452 sièges de conseillers de district lors des élections locales. A l’annonce des résultats du vote, les manifestants pro-démocratie ont invité Carrie Lam à accéder à leurs cinq revendications, dont l’instauration du suffrage universel et une enquête concernant les violences policières.

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Mais cette dernière a éludé ces demandes, préférant dénoncer la violence des protestataires et réitérer son offre de dialogue entre toutes les parties. Une proposition rapidement rejetée par les opposants, qui la jugent trop tardive et insuffisante.

Le soutien de la population au mouvement en faveur de la démocratie s’est exprimé à travers les urnes, ce qui aurait freiné Carrie Lam et le gouvernement chinois qui assurait que seule des individus violents et radicaux étaient à l’origine des manifestations.

Or Lam Cheuk-ting, député et figure de proue du Parti démocrate, principal parti d’opposition, a expliqué que les déclarations de la cheffe de l’exécutif traduisent le fait qu’il n’y a « ni réflexion, ni réponse, ni résolution » concernant la crise actuelle.

« Alors que le camp pro-establishment a finalement été réveillé par les votes, Mme Lam choisit toujours de rester endormie, aussi profondément que dans le coma », a-t-il ajouté. De leur côté, les médias chinois ont mis en doute la légitimité de ce scrutin, mettant en avant les actes violents qui ont entaché la campagne électorale.

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Sans donner le résultat de la consultation, le Quotidien du peuple a souligné que les troubles avaient « gravement perturbé le processus électoral ». Même analyse pour le quotidien China Daily qui affirmait que le scrutin avait été « faussé par des manoeuvres d’intimidation » et « des coups bas ».

Les résultats de l’élection laisse présager par certains observateurs que Carrie Lam pourrait être poussée vers la sortie par les autorités chinoises. Beijing a cependant assuré continuer à « résolument » la soutenir.

Interrogée sur la question de savoir si les dirigeants chinois lui avaient demandé d’endosser la responsabilité de cet échec, elle a affirmé n’avoir reçu aucun message en ce sens de la part de Pékin.

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