Plusieurs milliers de militants pro-démocratie ont manifesté dimanche 8 septembre devant le consulat des États-Unis à Hong Kong, afin d’appeler Washington à faire pression sur Beijing après trois mois de manifestations.

A lire aussi : Donald Trump mêle négociations commerciales et manifestation à Hong Kong

Les manifestants s’étaient d’abord rassemblés dans un parc avant de se diriger vers le consulat américain, devant lequel ils ont défilé lentement pendant des heures.

Dans la foule, les parapluies symboliques se mêlaient aux drapeaux américains et les pancartes appelant le président Donald Trump à « libérer » Hong Kong. Certains manifestants chantaient l’hymne américain, et des discours et slogans appelaient les États-Unis à faire pression sur le gouvernement chinois pour aider Hong Kong à protéger ses libertés.

A l’instar des précédente, la manifestation s’est déroulée sans affrontements pendant la journée, mais dans la soirée des heurts se sont produits entre la police et les manifestants les plus durs. Ces derniers bloquaient des rues et stations de métro et mit le feu à des barricades.

La colère des manifestants ne semble pas s’être apaisée après l’annonce surprise, par la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam, du retrait définitif du projet de loi sur les extraditions, qui avait entraîné les mobilisations en juin. Ils considèrent cette décision trop tardive et surtout insuffisante par rapport à leurs revendications.

A lire aussi : Carrie Lam retire le projet de loi

L’une des figures du mouvement de contestation, depuis 2014, Joshua Wong, a annoncé avoir été arrêté le 8 septembre au matin à son retour de Taïwan, pour avoir violé les conditions de sa libération sous caution.

Le jeune homme s’était rendu dans l’île pour y rencontrer des responsables politiques et faire des discours sur la lutte de Hong Kong pour la démocratie. « J’ai été arrêté par la police ce matin à la douane de l’aéroport pour violation des conditions de ma libération sous caution et je suis maintenant en détention« , a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé par son parti politique Demosisto.

« Je devrais être libéré après une audience demain matin« , a-t-il précisé. Il avait été arrêté fin août avec une autre militante, Agnes Chow, puis avaient été libérés sous caution. La dirigeante de Taïwan, Tsai Ing-wen, a promis en juillet d’aider des manifestants de Hong Kong en quête d’un refuge, provoquant le mécontentement de Beijing.