L’aviation chinoise a effectué une première intrusion dans l’espace aérien de Taïwan, le 23 janvier. Le département d’État américain a assuré que le soutien des États-Unis à Taïwan, face à la Chine, restait « solide comme un roc ».

15 avions chinois, incluant douze avions de chasse, sont entrés dans la zone d’identification de défense aérienne de Taïwan, survolant la mer de Chine méridionale au sud de l’île, a annoncé le ministère taïwanais de la Défense. Il s’agit de la deuxième incursion en deux jours de l’aviation chinoise dans l’espace aérien taïwanais.

Dès la première intrusion la veille, le département d’État américain a haussé le ton, assurant que le soutien des États-Unis à Taïwan restait « solide comme un roc » malgré les « tentatives d’intimidation » de la Chine.

Il s’agit des premières déclarations concernant Taïwan depuis l’entrée en fonctions, le 20 janvier, du président américain Joe Biden. Le porte-parole du département d’État, Ned Price, a indiqué dans un communiqué « noter avec inquiétude la tendance actuelle de la RPC (République populaire de Chine) à intimider ses voisins, dont Taïwan ».

Ce dernier « presse Pékin de cesser ses pressions militaires, diplomatiques et économiques sur Taïwan ». Malgré ses liens diplomatiques avec la Chine, Washington reste le plus important soutien militaire de Taipei.

De son côté, la Chine a plaidé pour un nouveau départ dans les relations bilatérales sous l’administration Biden, appelant les États-Unis à « traiter les problèmes concernant Taïwan de façon précautionneuse et appropriée pour éviter de nuire aux relations Chine-États-Unis ».

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Mais le nouveau président américain devrait rester sur une ligne dure, car la protection de Taïwan est un sujet consensuel aux États-Unis. D’ailleurs, le communiqué américain précise que Washington « continuera à aider Taïwan à maintenir une capacité d’autodéfense autonome ».

Selon le ministère taïwanais de la Défense nationale, ce sont un total de 28 avions militaires qui ont violé la zone de défense aérienne de l’île les 23 et 24 janvier, en comptant les huit bombardiers et cinq chasseurs du 23 janvier.

Le ministère taïwanais des Affaires étrangères a remercié les États-Unis de leur soutien « malgré les pressions actuelles de Pékin ».