Lors de l’audience Meng Wanzhou, John Gibb-Carsley, avocat représentant le gouvernement canadien, dernier a refusé la remise en liberté conditionnelle de la fille de Ren Zhengfei, fondateur de Huawei en 1987.

Meng Wanzhou a été arrêtée le 1er décembre à l’aéroport de Vancouver, lors d’une escale entre Hong Kong et le Mexique. 

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Le processus d’extradition, dans le cadre d’un accord bilatéral entre les Etats-Unis et le Canada, peut prendre des mois voire des années avant d’aboutir. D’autant plus que la décision finale reviendra au ministre canadien de la Justice.

L’annonce de l’arrestation de Meng Wanzhou quelques jours après la trêve dans la guerre commerciale entre Pékin et Washington, a provoqué la colère des autorités chinoises qui ont exigé sa remise en liberté immédiate.

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« Nous exigeons des deux parties (Canada et Etats-Unis) que des clarifications nous soient fournies au plus vite quant aux motifs de cette détention », a assuré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang.

Face aux critiques de la Chine, le Premier ministre Justin Trudeau a assuré que la décision d’arrêter la dirigeante chinoise avait été prise par la justice canadienne, à la demande de la justice américaine, sans aucune intervention politique d’Ottawa.

En effet, le Canada tente de renforcer ses liens commerciaux avec la Chine, notamment en vue de la signature d’une zone de libre échange, qui ferait du Canada, le premier pays occidental à avoir mit en place ce type d’échange.

« On a été avisé du processus judiciaire quelques jours avant que l’arrestation soit faite », a reconnu Justin Trudeau. Toutefois, « il n’y a pas eu d’intervention politique dans cette décision car nous respectons l’indépendance du système judiciaire », a-t-il insisté. « Je n’ai pas eu de discussions avec mes homologues chinois à ce sujet ».